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RFI, 23 JANVIER 2004
Cahiers nomades
Ecoutez le reportage consacré à un cours de Poétique de la danse africaine (extraits). 
Médecine douce, novembre 2004
Le rire, une puissante thérapie
Pour le chorégraphe Alphonse Tierou, issu d’une famille héritière des masques de sagesse de l’ouest africain, “la rigolade est une thérapie douce puisqu’elle met en branle trois cents muscles, mobilise le diaphragme et provoque un bon massage intestinal”. C’est pourquoi les séances de rire collectif font intégralement partie de ses cours de danse africaine. “Le rire”, dit-il encore, “est un exercice musculaire et une technique respiratoire. Il libère les endorphines cérébrales, il stimule le psychisme et, par son action sur le système neurovégétatif, combat le stress”.
Le Monde, 9-10 avril 2000
Si la danse africaine bouge, l’Afrique bougera
L’exposition « De la danse à la sculpture – un autre regard sur l’esthétique africaine » n’occupe pas une place immense. Elle n’en a pas besoin tant elle pertinente. Organisée autour des travaux d’Alphonse Tierou, chorégraphe et chercheur indépendant, elle démontre que le dooplé est la figure matricielle à partir de laquelle, en danse notamment, tous les mouvements s’organisent. Ce qui frappe est la beauté des photos, une quarantaine, souvent récentes, dans le rapport qu’elles entretiennent avec des objets sortis des collections du Musée de l’Homme. Ce qui étonne, c’est la modernité des formes, l’évolution qu’il y a dans la tradition même. Ce qui fait que Picasso, que Derain, au début du siècle, admirèrent et contribuèrent au rayonnement de l’art africain et à sa valeur marchande […].
Avec Alphonse Tierou, on est loin des phénomènes de magie et de transe, mais on entre dans l’analyse des lignes courbes, brisées, horizontales. Ce travail de recherche se transpose sans difficulté sur la statuaire, les objets dansants, les objets pour jouer.
Pour Annie Dupuis*, commissaire de l’exposition « De la danse à la sculpture », « depuis Michel Leiris et Jacqueline Delange, il n’y a pas eu de réflexion et d’analyse plus novatrice sur la question des arts africains. […] Le travail d’Alphonse Tierou permet de comprendre que l’on doit parler de l’Afrique en termes fédérateurs. […] La direction du Musée de l’Homme a tout de suite manifesté son intérêt, mais le désir de s’approprier est fort. »
* Chercheuse au laboratoire d’anthropologie sociale du CNRS et professeur associé à l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand.
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