Journal de l’Afrique en Expansion n°364, juin 2005
La danse pour libérer l’Afrique
JAE : A vos yeux, une politique économique qui ne prend pas en compte la culture est suicidaire…
A. Tierou : Soigner un malade nécessite un bon diagnostic. Or, la culture est le fondement de tout un pays, y compris des mentalités. Il faut la comprendre avant de prétendre changer quoi que ce soit. Léopold Sédar Senghor, l’ancien président du Sénégal, disait que, au-delà de la politique politicienne, l’essentiel reste le développement culturel. En Afrique, la danse est une composante incontournable de la culture. A ce titre, elle peut jouer le rôle de locomotive […]. Et ce n’est pas seulement une question d’argent. L’art sollicite l’imagination. Et un homme qui n’a pas d’imagination est un homme mort. La création a le pouvoir de changer les mentalités et d’apporter au public un autre regard sur sa culture. Ce qui n’a pas de prix.
RFI, 23 JANVIER 2004
Cahiers nomades
Ecoutez le reportage consacré à un cours de Poétique de la danse africaine (extraits). 
Médecine douce, novembre 2004
Le rire, une puissante thérapie
Pour le chorégraphe Alphonse Tierou, issu d’une famille héritière des masques de sagesse de l’ouest africain, “la rigolade est une thérapie douce puisqu’elle met en branle trois cents muscles, mobilise le diaphragme et provoque un bon massage intestinal”. C’est pourquoi les séances de rire collectif font intégralement partie de ses cours de danse africaine. “Le rire”, dit-il encore, “est un exercice musculaire et une technique respiratoire. Il libère les endorphines cérébrales, il stimule le psychisme et, par son action sur le système neurovégétatif, combat le stress”.