Masques d’Afrique
1986, Nîmes.
Masques de Côte d’Ivoire, du Nigeria ou du Gabon, faits de bois polychrome, de perles de verre, de clochettes en laiton, de rehauts d’argile blanche…
C’est à ces énumérations descriptives que, malheureusement, se limitent la plupart des musées de ce monde quand il s’agit de présenter l’art africain. En vue de dépasser ce constat, Alphonse Tierou décide d’organiser l’exposition “Masques d’Afrique” en 1986.
Elle a lieu dans la chapelle des Jésuites de Nîmes (Gard, France) et présente plus d’une trentaine de pièces rares, issues, pour la plupart, de collections privées.
“Masques d’Afrique” dévoile le sens et l’essence des Masques… car, d'après la culture africaine, ces pièces sculptées (visages de Masques) n'ont plus de sens si elles perdent leurs attributs (jupe de raphia, chapeau, bâton sculpté, etc.) et, surtout, la femme ou l’homme
qui les porte.
L’Homme meurt, mais le Masque est éternel. Partant de cette vérité, “Masques d’Afrique” révèle la vocation spirituelle
des Masques, qui s'ajoute à leur dimension esthétique. Certaines pièces exposées ont d’ailleurs inspiré les plus grands peintres cubistes, tel Picasso.
Présidée par Léopold Sédar Senghor, académicien et ancien président du Sénégal, l’exposition a notamment bénéficié du soutien actif de la Ville de Nîmes et de la revue Arts d’Afrique noire.