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En Afrique, l'individu peut porter jusqu'à sept noms différents. Parmi ceux-ci, figure un nom philosophique : il est l'essence et la vérité de la personne qui le porte. Ce nom philosophique renferme un sens profond. Dans la vie quotidienne, il est porteur d'une signification qui est fixe, alors que l'étendue de cette signification est variable.
Comment concilier la culture du souvenir et la culture d'avenir ? Cette subtile rencontre est-elle nécessaire à la création contemporaine ? Qu'est ce, au juste, que la création ?
Les études existantes sur les masques africains mettent d’abord l'accent sur leurs caractéristiques plastiques, selon les canons gréco-latins. Que fait-on alors du porteur de Masque, et surtout des lois qui réglementent cet univers ? En effet, le Kman, ou temple des Masques, est une institution de droit totalement méconnue. C’est le cas de la société des Masques chez les Wéon de Côte d'Ivoire.
Le Dooplé est le premier mouvement de base de la danse africaine. Alphonse Tierou propose une notation de la gestuelle de la danse africaine et donne, à cette danse, la base écrite théorique qui lui faisait défaut. Cette démarche fondatrice ouvre la voie de la création chorégraphique africaine contemporaine. Le Dooplé se révèle aussi être une piste pour d'autres recherches en danse africaine.
L'interdiction des langues vernaculaires a fait disparaître tout un pan de la mémoire africaine. Ce qui n’est pas sans conséquences sur la création africaine d’aujourd’hui.
Les pionniers de la danse africaine en France, des années 1950 à nos jours : du Guinéen Fodéba Keita à la Kenyane Elsa Wolliatson, en passant par le Guinéen Cissé et le Congolais Lucky Zébila.
Alphonse Tierou montre que la sculpture africaine, bien que porteuse d'un langage secret, ne tend pas uniquement à une fonction sacrée ou religieuse. Elle est aussi le support d'un message pédagogique, où l'esthétique a sa part en tant que plaisir des yeux, source de raisonnement et de l'esprit critique.
La formation des danseurs et des compagnies de danse africaine contemporaine est, avant tout, l'affaire des pays africains. C'est à eux qu’il revient de prendre leurs responsabilités pour former des artistes et des troupes capables de vivre, de créer, de produire en Afrique et de s'exporter à l'étranger, en tant que créateurs africains.
Les Africains ne doivent pas oublier que le fait même de s'interroger sur leurs propres danses, qui imprègnent leur existence, c'est consentir enfin à s'accepter eux-mêmes, à se libérer de leurs complexes, à être bien dans leur peau et dans leur tête, à faire preuve de confiance en eux-mêmes et dans le reste du monde.
La danse, c'est l’essence de la culture africaine. Elle révèle et renferme l’âme du peuple africain et concerne, avant tout, l’Homme africain. N’importe quel projet de développement économique et social, mené en Afrique, et qui ferait abstraction de cet Homme africain, est voué à l’échec.
La danse jazz d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec la danse jazz créée par les Africains des champs de coton. C'est le triste sort que connaîtra la danse africaine, si rien n'est fait de la part des Africains. Cette danse sera totalement vidée de son “africanité”, au détriment de la culture et des peuples africains. Car la danse africaine traditionnelle et la musique jazz, comme la danse jazz des origines, sont régies par les mêmes règles : l'improvisation et la répétition.
Développer le marché de l'art africain, c'est bien. Développer le marché de l'art africain au profit des artistes africains en stimulant la créativité, c'est mieux.
La danse classique, c'est combattre la pesanteur et rechercher la verticalité. La danse africaine, c'est composer avec la pesanteur, tirer partie des lignes courbes, brisées, spiralées, obliques, horizontales et des mouvements anguleux. Ces deux écoles paraissent si opposées et, pourtant, la convergence existe.
L'esprit de conquête n'a pas permis de développer l'appréhension des Arts africains, bien au contraire. En effet, l'esclavage, la soldatesque et les missionnaires avaient d'autres objectifs. Après les Indépendances, aucune politique volontariste de la part de l'Afrique n'a été mise en place pour la compréhension de cet art.
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