La presse en parle

Silence n°408, février 2014
Décoloniser notre regard sur la culture africaine

Aujourd'hui encore, la culture africaine est perçue en Occident comme une somme de folklores figés et sans valeurs. Alphonse Tierou, chercheur-Chorégraphe et écrivain originaire de Côte-d-Ivoire, se bat pour refuser le sentiment d'infériorité des Africains hérité de l'ère coloniale et faire reconnaître le potentiel créatif de la danse africaine.
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le mondeLEMONDE.FR | 15.04.11
une tribune  du chercheur-chorégraphe Alphonse Tierou, publiée dans le quotidien LE MONDE, que vous pourrez également trouver à ce lien.

 

La Depeche du midiLa Dépêche du Midi, jeudi 15 octobre 2009
Alphonse Tierou et ses éléves au parcours de danse
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tierou le mondeLe Monde des religions, mai-juin 2008
Visage du masque
Art wêon (Côte d'Ivoire)

Incarnation, selon la traduction africaine, de la Force, du Pouvoir, de la Sagesse, le masque, dit-on, n'est pas une oeuvre d'art mais une création de dieu. Sa fonction est sacrée.
Pour saluer la sortie du nouveau livre d'Alphonse Tierou, le Monde des religions nous parle de la place du masque dans la spiritualité africaine.
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Afrique MagAfrique Magazine, juillet 2006
L’autre culture
Le Musée du Quai Branly, consacré aux arts premiers, a été inauguré. Visite guidée.
Au total, ce sont plus de trois mille cinq cents pièces exposées (sur les trois cent mille objets en réserve). […] Mais une autre “lecture” sera incontournable, à savoir le regard, porté de l’intérieur, par les premiers intéressés, les peuples qui sont à l’origine de tous ces objets sacrés, rituels ou utilitaires, devenus œuvres d’art. Tel celui d’Alphonse Tierou, l’un des rares chercheurs africains issus d’une famille de grands chefs traditionnels qui dans son livre, à paraître prochainement, “donne la parole aux masques ainsi qu’à ceux à qui ils appartiennent”. Précisément… il est temps de tenir compte de l’autre visage, de l’autre culture, de l’autre peuple. Et de donner la parole.

 

Afrique en expansionJournal de l’Afrique en Expansion n°364, juin 2005
La danse pour libérer l’Afrique
JAE : A vos yeux, une politique économique qui ne prend pas en compte la culture est suicidaire…
A. Tierou : Soigner un malade nécessite un bon diagnostic. Or, la culture est le fondement de tout un pays, y compris des mentalités. Il faut la comprendre avant de prétendre changer quoi que ce soit. Léopold Sédar Senghor, l’ancien président du Sénégal, disait que, au-delà de la politique politicienne, l’essentiel reste le développement culturel. En Afrique, la danse est une composante incontournable de la culture. A ce titre, elle peut jouer le rôle de locomotive […]. Et ce n’est pas seulement une question d’argent. L’art sollicite l’imagination. Et un homme qui n’a pas d’imagination est un homme mort. La création a le pouvoir de changer les mentalités et d’apporter au public un autre regard sur sa culture. Ce qui n’a pas de prix.

 

rfiRFI, 23 JANVIER 2004
Cahiers nomades
Ecoutez le reportage consacré à un cours de Poétique de la danse africaine (extraits).

 

medicine douceMédecine douce, novembre 2004
Le rire, une puissante thérapie
Pour le chorégraphe Alphonse Tierou, issu d’une famille héritière des masques de sagesse de l’ouest africain, “la rigolade est une thérapie douce puisqu’elle met en branle trois cents muscles, mobilise le diaphragme et provoque un bon massage intestinal”. C’est pourquoi les séances de rire collectif font intégralement partie de ses cours de danse africaine. “Le rire”, dit-il encore, “est un exercice musculaire et une technique respiratoire. Il libère les endorphines cérébrales, il stimule le psychisme et, par son action sur le système neurovégétatif, combat le stress”.

 

lemonde Le Monde, 9-10 avril 2000
Si la danse africaine bouge, l’Afrique bougera
L’exposition « De la danse à la sculpture – un autre regard sur l’esthétique africaine » n’occupe pas une place immense. Elle n’en a pas besoin tant elle pertinente. Organisée autour des travaux d’Alphonse Tierou, chorégraphe et chercheur indépendant, elle démontre que le dooplé est la figure matricielle à partir de laquelle, en danse notamment, tous les mouvements s’organisent. Ce qui frappe est la beauté des photos, une quarantaine, souvent récentes, dans le rapport qu’elles entretiennent avec des objets sortis des collections du Musée de l’Homme. Ce qui étonne, c’est la modernité des formes, l’évolution qu’il y a dans la tradition même. Ce qui fait que Picasso, que Derain, au début du siècle, admirèrent et contribuèrent au rayonnement de l’art africain et à sa valeur marchande […].
Avec Alphonse Tierou, on est loin des phénomènes de magie et de transe, mais on entre dans l’analyse des lignes courbes, brisées, horizontales. Ce travail de recherche se transpose sans difficulté sur la statuaire, les objets dansants, les objets pour jouer.
Pour Annie Dupuis*, commissaire de l’exposition « De la danse à la sculpture », « depuis Michel Leiris et Jacqueline Delange, il n’y a pas eu de réflexion et d’analyse plus novatrice sur la question des arts africains. […] Le travail d’Alphonse Tierou permet de comprendre que l’on doit parler de l’Afrique en termes fédérateurs. […] La direction du Musée de l’Homme a tout de suite manifesté son intérêt, mais le désir de s’approprier est fort. »
* Chercheuse au laboratoire d’anthropologie sociale du CNRS et professeur associé à l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand.


zimbabZimbabwe Independent, September 9, 1996
Culture should move with the times – dance teacher
Alphonse Tierou, the Paris-based teacher of African dance, visited Harare last week to renew his acquaintance with Tumbuka Dance Company, and to see the work of some of the country’s traditional groups (…).
“Traditional dance is good”, he says, “it is a creation of our ancestors. But people who do traditional dance are interpreters, not creators. If I only do traditional dance, I am looking back, I am dreaming.”
(…) His years in France have convinced Tierou that “people in Europe want to keep Africans in the past, to keep us in a stylised folklore”, and he tells of a meeting with a French woman who was researching African dance. “I told her that African fashion should be like European fashion, that it should reflect the world of today, and be used in dance as well. She said no, and told me that I should be proud of my traditions. I touched the jacket of her Chanel suit, and asked, ‘Is this from the middle ages, then?’ She didn’t speak to me any more.”
Tierou is also determined to break down the cultural barriers which have been erected between Francophone and Anglophone Africa.

sundayThe Sunday Independent, December 3, 1995 (South African weekly press)
Francophone countries lead move to take African dance out of the folklore ghetto into theatre art

By Adrienne Sichel who served on the jury of the continent’s first competition for contemporary African choreography, held in Angola.
There is an urgent need to stop this continental brain and creativity drain (…). In his mission to achieve this, Tierou has had the influential backing of Afrique en Créations, an association to promote Contemporary African arts which is supported by the France’s ministry of co-operation (…).
Today’s African artists are beginning to theatrically discover their identity, formulate their own artistic language, knowing all too well, in the words of Alphonse Tierou, that “without dance, Africa is nothing and without technique there is no progress”.

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